Nasima a fui son mari violent
Mariée à l’âge de 22 ans, Nasima KHATOON a connu le pire, comme malheureusement beaucoup de femmes en Inde : elle a été de suite exploitée par sa belle-famille et battue par son mari. Au bout de deux mois, Nasima s’est enfuie et s’est réfugiée chez ses parents. Le père de Nasima, usé, est trop faible pour travailler. Sa mère, depuis longtemps, vend des bijoux fantaisie, de porte-à-porte, mais jusqu’alors, cette activité ne rapportait que 1 000 roupies (16 €) de revenu net par mois.
a repris confiance en elle grâce à son activité
Réfugiée chez ses parents, Nasima a pris son avenir en mains
Quand Nasima est revenue vivre avec ses parents, elle a décidé de prendre en mains le petit commerce de sa maman, et celle-ci a pu continuer de contribuer au revenu de la famille en faisant des ménages.
Une ambition soutenue par NCRC
En juin 2008, Nasima a demandé à NCRC d’appuyer son projet de développement de l’activité familiale. Elle a obtenu un microcrédit de 4 000 roupies (64 €) pour acheter des bijoux plus variés et ainsi intéresser davantage ses clientes. Le revenu mensuel de l’activité est alors passé de 1 000 à 1 500 roupies (16 à 25 €). Sa maman, de son côté, gagne 1 200 roupies (20 €) par mois.
Après avoir remboursé son 1er prêt, Nasima a contracté un 2ème microcrédit, de 7 000 roupies (115 €), pour diversifier encore son offre. Nasima travaille dur et va chercher courageusement des clientes dans de nouveaux quartiers. Elle gagne aujourd’hui 3 000 roupies (49 €) par mois.
Pour l’instant, Nasima n’arrive pas vraiment à épargner, mais elle veut y parvenir et projette d’ajouter bientôt à la vente de bijoux, celle de saris. Elle espère gagner bientôt suffisamment pour permettre à sa mère de ne plus travailler.
*mini-épicerie où la plupart des produits sont vendus en doses individuelles parce que les habitants du quartier cheter que le strict nécessaire, au jour le jour.