Son 1er commerce marchait bien...
Originaire d’un village du Sud-Ouest du Bénin, Monique YOVOGBE est née en Côte d’Ivoire, où elle a vécu jusqu’au décès de ses parents. Elle a alors été accueillie par sa tante, à Cotonou. Monique a longtemps aidé sa tante dans son petit commerce puis elle s‘est elle-même lancée dans la vente d’ustensiles de cuisine. Elle achètait sa marchandise à Lomé, la capitale du Togo voisin.
Aujourd’hui, Monique est âgée de 34 ans. Elle a deux enfants, Rémi et Cyrille qui ont 14 et 9 ans. Son conjoint l’a quittée il y a quatre ans. Elle élève donc seule ses deux enfants et deux neveux.
Monique Yovogbe a bénéficié de deux prêts coup de pouce pour lancer une petite restauration de rue
Un accident de parcours la ruine
Monique assumait ses responsabilités de chef de famille sans grande difficulté, mais un jour, alors qu’elle revenait de Lomé avec une importante cargaison, Monique fut arrêtée par les douaniers qui saisirent sa marchandise. Le processus de régularisation fût long et très coûteux. Monique s’endetta et fit faillite. Ce fut le début d’une période très pénible et de très grande pauvreté.
Deux prêts coups de pouce l’ont remise en selle
Une femme leader de son quartier lui a fait connaître ALIDé, notre partenaire au Bénin. Monique a alors bénéficié d’un appui-conseil, d’un crédit social de 15 € (10 000 FCFA) à 0% pour l’aider à recommencer une activité, et de plusieurs formations « business » (gestion de crédit, calcul du bénéfice, causes et conséquences de la mévente), mais aussi sociales (prévention-santé, scolarisation des enfants,…). Elle a monté une activité de restauration de rue qu’elle a renforcée avec un second crédit social de 30 € (20 000 FCFA).
Et un micro-crédit plus standard continue de l’aider à conforter ses progrès
Ensuite, Monique a pu accéder à crédit plus standard, de 60 € (40 000 FCFA) à 2% par mois qui lui a permis de diversifier son activité en ajoutant à la vente de riz et de haricot, celle de la pâte de maïs et d’ignames. Ses revenus ont augmenté et son épargne quotidienne est passée de 0,75 à 1,51 € (500 à 1 000 fcfa) au cours de la dernière année.