Un problème de santé nous a fait dégringoler
« J’ai 36 ans, 3 enfants et je suis couturière. En 2004, mon mari a été victime d’un accident de la route et il est resté handicapé. Toutes nos économies sont passées dans les soins, et j’ai même dû vendre ma machine à coudre… Nous sommes tombés dans une situation d’extrême pauvreté. Je me suis lancée dans la vente de la pâte de maïs pour beignets mais comme je n’avais pas un sou d’avance, j’achetais cette pâte à crédit, et donc au prix fort, et mon bénéfice était médiocre. Ma fille aînée essayait de compléter nos revenus en cherchant de l’eau pour les voisins, mais ça ne suffisait pas non plus. Un voisin a eu alors pitié de nous et nous a conseillé de rencontrer un agent-conseil d’ID Ghana, qui l’avait aidé à développer son petit commerce.
Felicia
est repartie de zéro, vers une activité de vente de maïs cuisiné et de poisson.
ID Ghana a été notre bouée de sauvetage
J’ai suivi ses conseils et en juillet 2008, j’ai rejoint ID Ghana, au sein d’un groupe de micro-entrepreneurs. J’ai bénéficié d’un prêt de 100 Ghana cedis (50 €), de formations (gestion, prévention-santé), et des conseils de mon chef de groupe. Celle-ci m’a encouragée notamment à cuisiner la pâte de maïs et à préparer des soupes de légumes et poisson ou viande, pour dégager un plus grand bénéfice. En janvier 2009, j’avais remboursé mon 1er prêt. Depuis, ID Ghana m’a accordé deux autres prêts (de 200 et 300 GH¢, soit 100 et 150 €) qui m’ont permis de développer mon activité et d’y ajouter la vente de poisson.
Nous sommes repartis sur de bonnes bases
Mon revenu nous permet enfin de sortir la tête de l’eau et, même d’économiser : j’ai aujourd’hui 200 GH¢ sur mon livret d’épargne ! Enfin, grâce à ID Ghana*, j’ai pu souscrire une assurance-santé auprès du système gouvernemental. Je suis fière du chemin parcouru et heureuse de pouvoir assumer la scolarité de mes enfants ».
* ID Ghana a établi un dispositif qui facilite l’accès à cette assurance-santé pour les micro-entrepreneurs qu’elle appuie et leur famille.